700’000 Heures au Cambodge

Avez-vous déjà vécu un moment unique ?

Vous savez ce sentiment de bonheur rare, de temps qui s’arrête, d’indicible joie qui vous envahit et de beauté qui vous submerge.

Alors l’avez-vous déjà vécu ?

Moi, je pensais que oui, mais la réalité c’est que je ne l’avais jamais vécu avec une telle intensité. Vous croyez que j’exagère ? Laissez-moi, pour vous en convaincre, vous raconter quelques-uns des moments forts vécus au Cambodge avec les équipes de 700’000 Heures.

Tout commence avec les équipes, les et non une seule, car l’aventure cambodgienne se fait au travers de 3 maisons, 3 lieux et donc 3 équipes. La première chose qu’elles vous apprennent, avant de vous faire découvrir les sites alentours, c’est de savoir lâcher-prise ! Facile à dire, mais difficile à faire quand vous venez de voyager plus de 15 heures, que vous êtes en plein décalage horaire et que les ennuis du bureau sont encore dans votre tête. Facile à entendre, mais pas facile à accepter quand vous aimez connaître le programme des 6 jours que vous allez passer avec votre femme. Thierry TEYSSIER vous regarde avec son air narquois et son sourire d’ange et vous dit que non, vous ne saurez rien du programme, qu’il faut lui faire confiance.

Bien sûr, vous pouvez choisir entre le bien-être d’un massage des pieds ou tout de suite arpenter le centre de Siem Reap avec Marina, mais c’est tout. Moi qui suis un control-freak, ne pas savoir est une vraie souffrance… qu’après 2 jours aux mains des équipes, j’avoue, m’a totalement abandonné. Les équipes avec leur sourire, leur bonne humeur, leur souhait naturel de vous faire plaisir facilitent complètement l’acceptation de la règle édictée par Thierry.

Permettez-moi de vous partager 3 moments uniques vécus lors de mon séjour au Cambodge.

Siem Reap tout d’abord. Bien sûr, je pourrais vous parler de ce moment de bascule unique où, quand vous êtes assis sur un escalier de pierre au pied du temple d’Angkor et qu’il fait encore nuit et que, tout d’un coup, la forêt, muette 2 secondes auparavant, devient la plus belle salle de concert d’oiseaux avec le soleil qui l’allume de ses premiers rayons. C’eût été une évidence de carte postale que j’imagine vous avez déjà vécu devant le Taj Mahal ou à Chichen Itza.

Non, j’évoquerais le dîner à la Conservation où nous a déposé en tuk tuk le charmant Maï. Après avoir eu une magnifique visite privée du lieu, nous voici seuls, entourés des Buddhas de pierre et envoûtés par le son strident des grillons. Le chef Sovann, devant sa malle cuisine, nous prépare des plats délicieux dont il a le secret et la magique Vy, notre butler, qui a magnifiquement décoré notre table avec les fleurs cueillies ça et là, nous les apporte avec son sourire autant immuable que sincère.

C’est un moment unique où on se sent privilégiés, car on nous a ouvert les portes d’un lieu magique et on nous a livré quelques-uns de ses secrets.

Le lac Tonle Sap, ensuite.

Est-ce que l’expression « être seul au monde » vous parle ?

Et bien c’est ce sentiment qui nous a envahi lors de notre premier dîner à côté de notre maison flottante. Fatigué de notre traversée de cet immense lac, je rêvasse dans mon lit en regardant s’éteindre le jour. Une voix, surgie de nulle part, nous appelle doucement, nous avertissant que le dîner était prêt. Et nous voici dans cette barque qui, à coup de rames discrètes, nous emmène dans la nuit. Soudainement la surface de l’eau se recouvre de bougies flottantes nous révélant les formes d’un radeau sur lequel est dressée notre table pour le dîner.

Autour de nous, telles des lucioles évanescentes, nos serveurs amènent nos plats à bord de leur barque et disparaissent à peine avons-nous saisi nos couverts. Nous voilà seuls au cœur de la nuit sous un ciel étoilé comme on n’a plus l’occasion de le voir dans nos grandes villes. A deux dans l’infini d’un paysage nocturne qui nous entoure de manière bienveillante.

Seuls au monde encore le matin quand nous grimpons sur l’observatoire à oiseaux, construit en bois juste pour nous, “les Amazirs”. Un succulent petit déjeuner nous y attend. Et le silence… Et le plaisir d’observer cette immense réserve d’oiseaux, de les voir voler autour de nous ou se reposer sur le sommet des grands arbres.

Mais en fait, qui observe qui ?

Battambang enfin. Dernière étape de notre voyage au Cambodge, il est pour moi, le moment unique d’une humanité retrouvée. Rencontre avec l’espoir et le sourire. Notre dernière maison côtoie le Phare, lieu de savoirs et d’apprentissage des arts du cirque, de la peinture, de la musique, de la danse et des traditions khmers réservés aux enfants des rues. Des enfants qui n’ont rien ou si peu. Des fondateurs qui ont connu l’enfer des camps de réfugiés lors de la sinistre période des Khmers Rouges. Ces quatre fondateurs ont donné un avenir à ces enfants qui font chaque matin 10 kms à pied pour venir à cette école.

Un soir, nous assistons à un spectacle de cirque et puis, au retour dans notre maison, c’est la troupe tout entière qui vient nous rejoindre. Ils nous parlent d’eux, de leurs rêves, de leurs ambitions et de leur réalité de tous les jours. Les cris joyeux de ces jeunes adultes résonnent encore dans ma tête, quelle magnifique leçon de vie !

La dernière image que j’emporte de mon voyage au Cambodge est cette cérémonie du thé orchestrée de mains d’experte par Kiki au pied d’un temple alors que le soleil se couche. Quand je vous dis que j’ai lâché prise, j’ai vraiment lâché prise, je ne me suis même pas préoccupé de l’heure de la venue du taxi pour nous ramener à l’aéroport !

Texte de souvenirs, rédigé par Jérôme Lazard, membre du cercle des Amazirs

Intéressé par 700´000 Heures ?

Nous passons en moyenne 700’000 Heures sur Terre. Ce temps est précieux. Trop précieux pour passer à côté d’expériences qui nous font voir le monde autrement. C’est la raison d’être de 700’000 Heures : une aventure hôtelière unique qui vous transporte vers une nouvelle façon de voyager, plus responsable et plus humaine.